Au programme
Lorsque Dvořák s’attèle à son Quatuor n° 11 en 1881, le public viennois vers lequel il se tourne est alors nettement anti-tchèque. S’il met donc en apparente sourdine ses emprunts au folklore bohémien, il introduit cependant une skoćkná, danse typiquement slave, dans le final, comme un pied de nez à la domination germanique d’un empire austro-hongrois surpuissant. Franz Schubert et Felix Mendelssohn ont en commun d’être deux génies d’une étonnante précocité́ et deux virtuoses du quatuor à cordes, un genre qu’ils ont transformé́ en profondeur. Si le Quatuor n° 1 de Mendelssohn déploie une palette de couleurs infinie dans le registre de la douceur, le Quartettsatz Quatuor de Schubert révèle, dès les trémolos qui l’introduisent, une terrible force dramatique. Resté inachevé et composé d’un unique mouvement, il nous plonge dans les sombres divagations mentales du compositeur. Un concert entre allégresse et recueillement à découvrir absolument.
Déroulé de l'événement
Franz Schubert, Quartettsatz Quatuor n°12Félix Mendelssohn, Quatuor opus 44 n°1 en ré majeur
Antonin Dvorak, Quatuor n°11 en do majeur opus 61